Maison Longue d'Avalon

28 juillet 2019

Le temps de Lugnasad 2019

La voie de la Déesse.

Un ermitage boréal !

Un ermitage au mois de juillet -août 2019.

 

Le temps de Lugnasad.

La fête de Lug c’est quoi ?

 

Champs de paille

 

 

La fête de Lug c’est quoi ?

 

Fête  de Lugus, du lumineux esprit polytechnicien de l’univers blanc.

Lug est un super dieu, comme la Déesse Blanche « qui les contient toutes » est l’unité des toutes les fractales des déesses spécialisées dans une fonction particulières, pareillement Lug « les contient tous », il possède toutes les fonctions des autres dieux ; il est dit « au long bras » indiquant la fonction d’agir avec  beaucoup de pouvoir sur beaucoup de choses. Mais comme c’est un dieu placé au sommet du panthéon, une force de super fonction il ne peut agir en permanence dans le détail d’une opération précise et continue, c’est donc un dieu vagabond qui intervient à des moments précis dans des circonstances décisives. Lug est garant du respect de la loi naturelle divine, il n’hésite pas à  tuer son grand-père Balor (à l’œil unique sur le front) qui entrave la poursuite du cycle naturel, en résumé, à la fin, il lui coupe la tête et l’emporte.

Une autre fois,  il n’hésite pas à poursuivre de sa colère les fils de Tuirenn qui ont tué Cian de manière méprisable.

 Le dieu Lugus a donc aussi une face sombre et est souvent comparé au  Rudra indien.  Le mythe central de Rudra qui illustre sa position dans le panthéon védique est le sacrifice de Daksha : tous les dieux y ont été conviés, sauf lui. Il se venge selon les versions,  en perturbant ou soit en mutilant plusieurs divinités qui sortent de leurs fonctions naturelles. Identiquement, le grand dieu  en mouvement, mobile, gyrovague , vagabond, Lugus a dû prouver sa technicité devant les autres dieux à Tara et est donc devenu le roi des dieux, à force de démonstration et de courage.

Lug ou Lugus est pour le peuple gaulois européen contemporain l’image de la possibilité pour tous d’exceller en tout ce qui est transformation de la matière, toutes hautes technologies et tous les arts magiques de poésie et de littérature, c’est le « grand dieu » du super peuple européen contenu dans son génome culturel. Par la suite, à travers le déroulé des mythologies   européennes, c’est le prototype d’Odin-Wotan.

Jules César le qualifie comme « L’inventeur de tous les arts, le chef des routes et des voyages, le grand maitre des gains et des voyages. » et dit aussi « Tout le peuple gaulois est très religieux » César Guerre des Gaules, VI 16-7

Il est encore associé au Moyen Age, aux foires et marchés d’été.

 

Comment fêtons-nous de manière rurale : Le dieu Lug ?

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Alpen masque

La veille au soir

1 / En famille  nous allons le soir  nous balader tranquillement en forêt avec nos lanternes voir le petit peuple, là se passe souvent d’étranges rencontres mouvantes, fruits et émanations de la féérie de l’imaginaire enfantin. Les plus grands se seront munis d’une fiole de vieil Armagnac de plus de cent ans d’âge, liqueur qui une fois bu, facilite, comme chacun le sait,  l’aspect visionnaire de cette balade nocturne !

 Le lendemain tranquillement, bien reposé comme des vieillards maniaques nous  couperons les têtes des fâcheux, caboches que nous clouerons  à la porte de nos maisons ! (C’était la pratique Gauloise) …

Plus prosaïquement, symboliquement nous fabriquons quelques jours avant des masques en papiers mâchés qui représentent  les esprits de la forêt, Dévas de la nature, les dieux Vanes, le peuple de féerie.

Après la fête de Lug, ces masques peuvent être cloués, accrochés sur le linteau des portes.

Assemblée de Lug

 

2 / Le lendemain, est organisé la fête proprement dite « Assemblée de Lug » habituellement c’est le premier dimanche du mois d’aout, pourquoi le dimanche car c’est le jour du soleil dans le déroulé de la semaine.

Une grande table est dressée recouverte de paille sur laquelle sont posés les outils de métier des artisans compagnons transformateurs de matière, outillage divers qui sera dans le rituel de propriation  présenté à la divinité pour une bonne et prospère année de réussite créative.

Pour le participant qui invoque Lug, il s’agit d’évoquer des demandes personnelles de dé-nouage, de transformation de liens pénibles avec le passé, mutation, mouvement lumineux pour aller vers une situation plus adaptée à la loi naturelle divine, sans faire table rase du passé. (Voir « Comment invoquer ? »)

Repas ou table de paille.

F174-03-brueghel-moissonneursComme dans toutes célébrations celtiques gauloises, le cœur du rituel est le repas, celui-ci est disposé sur la paille de la table, il honore les récoltes de saison (bio). Pendant et après le repas sont organisées des joutes bardiques constituées de chants, de  musiques, de contes.

Cette année l'assemblée de Lug pour notre clan est progammée, le Dimanche 11 aout 2019. Invitation sur demande

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Divinité, représentations -

 

LUG Bouriège 2Bouriège recontitution

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Au sanctuaire gaulois d’Entremont la divinité est assise en tailleur, la main gauche sur une tête coupée  et tient dans la main droite des éclairs de foudre.

Ça ne rigole pas, les bisounours !

 

   Vidéo suite 2/3    https://www.youtube.com/watch?v=FgzTMDIm3ks

 

 


 

 La modeste  vie du lieu.

Les travaux avancent l’escalier de l'hébergement est praticable, une chambre a été refaite et est disponible.

Le jardin est un peu à la peine, cause d’absence au mauvais moment de la canicule.

La canicule ici en Deux-Sèvre Vendée  a été significative, où donc l'on découvre que les vieilles bâtisses en pierres, sont bien agréables à vivre en été grâce à leur fraicheur intérieure.

Intérieur de campagne

 

 Pendant la canicule la fontaine du hameau ne coulait plus------------------------------------------------------------------------------

 A VENIR, sur vos tablettes..

Prochaine manifestation le dimanche 29 septembre 2019:

Equinoxe d'automne-  fête - Le rêve de l'Ours.

C’est la grande rituélie solaire de l’année qui se termine. C'est le jour de la partition, l'égalité entre le jour et la nuit. L'équinoxe d'automne est associé à l'ouest, là où finit le jour mais aussi la vie pour les celtes. C'est un jour de remerciement et de préparation à la pénombre de l'hiver car la nature va s'endormir. Les trois classes rendent grâce aux dieux et déesses : remerciements des druides, qui célèbrent les victoires avec les guerriers et se réjouissent de la moisson engrangée par les producteurs.

Nous célébrerons l'endormissement de l'Ours, qui satisfait entre dans le monde du rêve.

Rendez-vous Le 29 septembre 2019 Maison Longue d'Avalon.

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 Eclat de patrimoine local.

Cinématique sur la façade de l’église romane de Vouvant sur le thème de la fée Mélusine..

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On raconte que Vouvant, cité moyenâgeuse entourée de remparts, a été créée par la fée Mélusine d’une gorgée d’eau et d’autant de pierres que pouvait en contenir son tablier…

 

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 Jusqu'à fin d'août

 

Contes et musique en forêt de Mervent-Vouvant , clairière des Cinq Jumeaux. 07 août 2019

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La forêt de Mervent abrite trois arbres remarquables : le chêne à l’Ermite, le Marinier et le chêne à cinq troncs. Ce dernier, surnommé les cinq jumeaux est le plus insolite de la forêt. L’arbre a développé cinq imposants rejets issus du même tronc. Aujourd’hui, il doit sa renaissance à Sébastien Krampe qui l’a transformé en différentes sculptures. Niché dans une petite clairière, il semble rendre hommage aux esprits de la forêt.

 


 

 

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La sculpture en séquoia de François BOUTOT représentant une filiation familiale avec le titre « Notre dernier espoir ». Toute une philosophie en rapport avec notre époque où la « culture de mort » anti-famille gauloise est à son apogée.

Bien en rapport avec la phrase de notre ami B.G.G. ce mois-ci !

 


 

La phrase du mois de B.G.G.

Si l’Europe ancestrale des européens est en péril aujourd’hui par lobotomisation !?

L’homme européen sait qu’il est détenteur d’une immense civilisation;

* Pensée puissante qui le propulse vers les étoiles,

* Beauté dans la parole, la littérature, l’art,

* Action productive et scientifique prolixe.

Avec nos ancêtres «  Les forces de renaissance sont partout, Car... « Là où croit le péril, croit ce qui sauve»". Hölderlin

Nous devons nous recentrer sur notre territoire historique et civilisationnel et retrouver qui nous sommes.

 Nous ne devons reculer nulle part. « Molôn labe ! » Aux déconstructeurs, « Nous ne rendrons pas les armes ! »

 


 ARCHEOLOGIE


L’Amérique avec dix ans de retard chez nous, dit-on!

Le destin du petit blanc, gilet jaune, en Europe dans une décennie ?

 White trash,

 


Le temps de Lugnasad.

La fête de Lug c’est quoi ?

 

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08 juin 2019

Le mot de Mai - Juin 2019

La voie de la Déesse.

Un ermitage boréal !

Un ermitage au mois de mai.

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Un ermitage ancestral celtique, endroit  retiré du monde est un lieu où l’observation est le maitre mot.

Le petit, ce qui semble insignifiant , évènement picrocholin comme par exemple, deux poules faisanes fières comme Artaban , tête bien droite traversant la cour d’un petit pas, une grosse couleuvre se chauffant au soleil sur un tas de pierres en s’en allant doucement ,  semble dire « tu aurais pû faire moins de bruit », les hirondelles notes de musiques perchées sur le fil devant la porte, puis au potager les entêtantes et voraces limaces qui boulottent les jeunes plantations contre lesquelles il est impossible de lutter nous ramène à l’essentiel d’un petit endroit sur la terre, la vie naturante.

Un lieu de grand luxe, qui bruisse de vie mais où le silence et paix sont comme pris sous une bulle de savon magique déposée par les dieux .

 

Pour vivre dans un ermitage il ne faut pas avoir peur du silence et peut-être, être un peu misanthrope ? Le gardien du lieu se sachant loin du monde mais reconnaissant que les temps de retraites intérieures seront ponctués souvent d’autant  plus  belles rencontres.

« Car qui fait le chemin pour venir en ce lieu reculé de campagne a déjà fait une démarche intérieure, propice à l’élaboration positive de son karma futur. » Disait Kalou Rimpoché.

PICT0823 COPIE BORDLe gardien du lieu

 La vie du lieu

La modeste  vie pratique du lieu.

 

Le jardin

Le potager se structure, les cuves à eau sont en places.

Les premiers légumes ont bonifiés nos repas et celui des petites limaces.

Le verger a donné quelques cerises.

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PICT0796La serre à tomates a résistée à la tempête Miguel.

Travaux

L'ami Fernand, notre voisin nous a posé la pompe du puit, un gros boulot, merci à lui !

Nous aurons de l’eau pour arroser le jardin.

 

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Célébrer

Le feu de LITHA,  Feu de la Saint Jean – Solstice d’été.

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Une connexion cosmique du cœur avec la lumière divine concentrée dans le soleil.

Ce sera le vendredi 21 juin 2019 – Puja, chants et musique.

 

Midsummer, désignée par de nombreuses cultures, Vestale pour les romains, Epona en Gaule, Jour des Couples pour les grecs, et bien d'autres écosse, Irlande, Scandinavie...,

feu de camps

Litha est la fête Solaire mais aussi célébration du mariage, de la gestation, de la renaissance et la fertilité. Le jour du solstice d’été est le jour le plus long de l'année et marque l'apothéose du cycle solaire. Le soleil est à ce moment à l’apogée de sa puissance.

Mais cet apex du soleil nous incline à jouir intensément des beaux jours, mais de ne pas  nous désunir tout en sachant que le cycle de la roue de l’année redescend maintenant vers le temps sombre qui vient accompagné de sa cohorte de désagréments qu'il nous faudra vaincre.

"Le feu est à la fois un purificateur (en sanskrit, pur et feu se disent par le même mot) et un régénérateur (c.f. le chaudron de la résurrection sous lequel était allumé un grand feu pour que les morts renaissent), ainsi que le prolongement igné de la Lumière.

Il revêt 3 formes générales :

– le Feu de la terre qui est le nôtre

– le Feu de l’atmosphère qui est la foudre

– le Feu du Ciel qui est le soleil"



 

Eclat de patrimoine local.

 

PICT0808Patrimoine Roman Vendéen, portail de l'Eglise de Foussais payré

 

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Continuant l’exploration la voute d’entrée de l’église locale de Foussais Payré.

Comme nous le voyons les sculpteurs romans ont représentés un thème récurrent de l’art roman « Les acrobates ».

L’acrobate passe d’un état à un autre, il saute, se renverse, culbute dans un mouvement dynamique de changement, pour le christianisme ancien c’est l’image de la « conversion »

Mais nous savons bien, nous druidisant, que cette image a été empruntée à une imagerie beaucoup plus ancienne issue du paganisme gaulois, le saut dans « l’autre monde » symbolisée par la roue du temps de l’année chez nous, avec par exemple le saut (passage des saisons, rituels de passages divers au cours de la vie) !

Le passage hélas du libre paganisme au "christianisme imposé" passe de la saine acrobatie à la torsion répressive, repentante de l'âme.

Nous sauterons donc sainement au-dessus du feu de solstice de Litha, comme un acrobate pour passer d’un état à un autre, avec les mille joies du libre vivant.

 

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 La rivière Vendée

La phrase du mois par B.G.G.

 

Les dieux, égale grosse  superstition ?

 

« Tes dieux c’est de la superstition ! » dit le basique.

« On ne les voit pas !? »

« Exact » dit le voyant, « dis plus justement que  tu ne vois pas ».

« La sensation de la perception optique triviale, ne permet pas la vision surnaturelle.

Les divinités se trouvent dans le pays du « non où », « l’autre monde ».]

 C’est le monde de la psyché, elle ouvre  pour chaque personne  une disposition majeure: La place poétique des objets de l’âme.

Un arbre devient plus qu’optiquement ce que tu vois, dans « l’autre monde » c’est un univers, peuplé d’êtres de mythologie d’où l’enseignement des contes, légendes et sagas héroïques depuis le commencement d’homo sapiens » ]

« Les dieux entrent ainsi en toi, magiciens transformateurs de ta vie et de ton génome. »

 

La danse cosmique, l’union, la fête perpétuelle, l’enlacement de la nature et de la culture comme poésie agissante.

 B.G.G.

 

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01 mai 2019

Les secrets discrets de l'univers : La disposition comme principe universel.

La « disposition – résonance » et les dieux.

Par Jean-Claude ANQUETIL-  été 2013

Les anciens des Védas imaginaient l’univers en le figurant sous forme de trois grands  dieux ou de trois grandes forces : Une fonction créatrice et conservatoire des formes, fonction de Vishnou avec son opposé une force de dissolution et d’anéantissement  attribuée à Shiva et une fonction cosmique d'équilibration des contraires œuvre universelle de Brahma le créateur du mouvement de toutes choses.

Les anciens prenaient exemple sur  les sphères célestes,  qui veut que le mouvement orbital d’une planète soit un point dynamique d'équilibre entre une tendance à l’échappement, force centrifuge et une tendance à l’attraction centripète vers une masse plus lourde, le mouvement dynamique d’orbitation assurant l’équilibre entre ces deux forces.

orbitation

Ce concept  trinitaire dynamique reste d’une grande pertinence pour qui veut comprendre le monde,  même aujourd’hui.

Le Cosmos des formes dans le champ du possible structure l’ensemble du visible et l’univers du pensable.

Qu’elle soit de nature visible ou conceptuelle l’homme perçoit l’univers des formes physiques ou mentales  comme la vision d’une relation de positionnement, de placement des objets dans un système constituant une forme particulière,  un principe archaïque fondamental, le principe universel de « disposition - résonance » .

Toute forme physique, conceptuelle ou mathématique est composée d’objets  disposés dans un certain jeu  constituant ainsi une structure de forme; faites disparaître une partie de l’assemblage ou modifiez-en  la disposition et là,  la structure disparaît ou mute vers l’apparition d’une architecture différente, qui reprend et réorganise à son profit, une partie des objets de l’ancienne structure et cela à l’infini.

Dans notre univers constitué d'un puissant substrat de dynamique temporelle, chaque objet dans le cadre de la disposition de la structure entre en résonance les uns avec les autres, les anciens appelaient cela « la musique des sphères », symphonie des interactions en mouvement dans l’univers.

Les anciens avaient perpétuellement à l’esprit ce concept, avec la prudence de penser,  que tout changement dans  la tradition était à étudier avec circonspection,  la conservation des formes dans le dispositif des sociétés anciennes avait une valeur de solidité dans un cosmos conçu comme un chaos incessant des formes en mouvement.

Trimûrti La Trimūrti est représentée soit par les dieux Brahmâ, Vishnou et Shiva assis ou debout côte à côte, soit par les têtes de ces trois divinités réunies en un seul corps

 

C’est pour cela que Vishnou le « protecteur » est l’ agglomérateur centrifuge de la société, il construit et protège par cette fonction les mythes fondateurs communautaires.

Si Vishnou est le protecteur agglomérateur des formes, par contre  Shiva est le dieu de la  dissolution désintégrante indispensable au renouvellement de toutes structures, Brahma et son principe « Raja » d’équilibration se place à mi-distance.

Brahma est le principe créateur premier de l’énergie du vide et paradoxalement de « l’identité » pourquoi ?

Sachant que tout objet dans l’univers est généré par la disposition  singulière des différents éléments qui le composent, cette certaine façon, la « composition-disposition »  détermine l’identité de la nouvelle forme.

Le bouddhisme décline ce concept sous l’appellation « Il n’y pas d’être en soi » !

Dans le sens où le bouddha indique l’interdépendance des formes et des phénomènes et leurs caractères transitoires.

Rien dans l’univers n’existe indépendamment de l’univers lui-même, il prend l’exemple d’une cruche crée par un potier avec de la terre, de l’eau et du feu, sa forme de contenant accueille un liquide, mais un jour la cruche se cassera et deviendra tessons,  le liquide séparé du monde par la paroi s’écoulera alors vers le grand tout, ainsi est, le « moi » de l’homme sans personnalité éternelle, uniquement forme transitoire, du à une construction singulière éphémère !

Pourtant l’esprit qui regarde l’univers des formes matérielles perçoit des identités et est comme halluciné par celles-ci, voyant les formes instantanées  mais ne comprenant pas la dynamique qui est à l’œuvre !

Comprendre  l’identité c’est comprendre la dynamique des formes, saisir le concept qu’il n’y a « personne » au centre seulement Brahma, énergie hallucinatoire de la composition des formes et de la dynamique de leurs mouvements.

 

Si nous désignons un être humain par les mots  « c’est une personne » il faut se rappeler  le cyclope Polyphème de l’Odyssée qui demande son nom à Ulysse celui-ci lui dit, je m’appelle « personne » !

Ulysse et Poly

Une fois l’œil crevé par Ulysse, aveugle, le cyclope demande de l’aide à ses congénères, « Qui t'ennuie demandent-ils ? » et le pauvre cyclope ne peut que répondre, « personne ».

Le mythe grec par la bouche d'Homère nous propose là, une image  où le  cyclope Polyphème représente  la force primordiale indifférenciée de l’univers qui est rendu aveugle par Ulysse pour lui permettre d’attester  sa singularité et sa liberté.

Pour preuve, celui-ci  une fois sauvé, sur son bateau, comme une affirmation de sa position d’individu, criera son  nom au cyclope resté sur la plage :  « Je suis Ulysse roi d’Ithaque !»

En Grèce ancienne le mot persona ou prosopon désignait le masque des comédiens au théâtre, les masques donnant l’apparence momentanée d’un personnage, seulement l’apparence !

A la fois présence à l’autre et  absence humaine sur le théâtre du cosmos, ainsi se joue la pièce,  l’identité de la personne se définissant  par rapport à l’autre, l’ensemble prit dans le dispositif scénique dramatique de l’action à un instant « T ».

 

L’homme ne peut se résoudre à vivre sans recherche d’identité, si l’identité définie ce qui est indivisible chez un individu (définition du mot) comme dit le bouddhisme « tout est impermanent»  le singulier, homme et toutes formes sont uniquement dans l’espace-temps, un phénomène transitoire.

Les différents éléments en congruence et cohérence pour nouvelle forme visible, seuls déterminent donc, une identité.

Cette notion dans son aspect conservation de la forme : identité d’une race, identité d’un peuple, d’une nation, d’une société, d’une culture est un débat récurrent qui agite la  modernité.

Mais si l’univers naturant cherche la création des formes, l’homme cherche une mémoire qui le sécurise dans la conservation de celle-ci.

Cette recherche  d’être un mammifère « conservateur » correspond à une tendance qui n’est pas à juger en termes de morale de bien et de mal mais d’équilibration des  tendances entre le principe Vishnou l'agglomérateur et le principe Shiva-Kali qui lui est le chaos destructeur de la forme.

D'où aujourd'hui en politique la lutte hystérique entre les tenants de la construction conservatrice et les déconstructeurs démolisseurs de toutes formes.

Sagesse : Oui les sociétés humaines doivent préserver leurs identités singulières, mais aussi participer de l’évolution créatrice par la dissolution des formes, tout est notion de dosage, donc de sagesse.

 

L’important est de ne pas confondre le concept avec la réalité restreinte de la forme singulière, confusion qui est faite pratiquement constamment dans le discours occidental.

L’homme participant de la condition du règne vivant, est soumis à la chute possible dans la souffrance physique liée à sa condition d’individu, celui qui est « in-divisible »  donc  séparé du tout momentanément et qui dans cet état ne peut fuir la caverne, la prison de l’individuation comme le fait symboliquement Ulysse en  mettant  son « moi » à distance pour se penser alors comme « personne » !

Dans cette situation de danger et de souffrance, cette ruse le sauve, car ce héros sagace sait qu'il participe d'une scène, d'un drame : Le  théâtre des forces cosmiques cyclopéennes des géants ouraniens.

 

La condition humaine biologique qui est la séparation d’avec le grand tout indifférencié par la création génétique d’un individu spécimen dans son espèce, mais qui devient un individu singulier par sa rencontre avec la réalité localisée, la rencontre avec son histoire de vie totalement individuelle, personnelle mais participant en même temps d'un drame cosmique au delà de lui même.

 

Une bêtise :

Penser comme le prône la pensée occidentale  que le concept peut se substituer à l’être singulier est une bêtise souvent répandue.

Prenons un arbre, si comme le dit le biologiste Francis Hallé, « il y a 22 concepts de formes d’arbres  dans la nature et pas plus », mais heureusement l’arbre qui est dans votre jardin n’est pas un concept, il a une histoire de vie  un lieu unique dans un espace temps pour son développement.

De plus une idée d’arbre ne produira jamais vos cerises en été et vos pommes en automnes ni ne peut  souffrir de sécheresse, ni d’une attaque d’insectes. Le « concept » d’arbre, n’existe pas dans un jardin réel mais dans une autre sphère,  le plan de l’intellect !

Cet arbre réel, véritable et vénérable de votre jardin est un univers, un microcosme à l'image du macrocosme divin, donc une disposition unique et singulière avec en lui la tendance du vivant à une forte et certaine fermeture au grand tout indifférencié.

L’univers naturant ne cherche pas le magma indistinct de la matière non séparée, mais le contraire : la singularité des formes justement associées, qui modèlent, architecturent alors véritablement le grand univers cosmique.

« Les phénomènes, en particulier biologiques, sont d’autant plus probables qu’ils se produisent à fréquence rapide et de ce fait la croissance et le comportement biologiques s’inscrivent dans des schémas établis par d’autres évènements similaires précédents que nous avons du mal a percevoir », comme le propose  Sheldrake  dans l’Hypothèse de la Résonance Morphique, ou d’autres travaux liés à la morphogénése comme ceux de   Pierre-François Puech, René Thom ou d’Alan Turing.

Penser la condition  humaine par exemple uniquement de manière univoque universaliste et globalisante est une réduction qui mène souvent aux pires conceptions totalitaires. L’important est de savoir que le centre est vide, rien n’existe en soi, un peuple une nation ne peut se définir par l’essence comme s’il existait un "être en soi" du peuple ou de la nation, mais c’est aussi bête de penser que le peuple et la nation ne sont que non existence, seulement une construction à dissoudre dans le concept de métissage et d’universalité sans lieu ni singularité ?

Comme toutes les formes dans le cosmos  l’homme singulier n’est pas réductible au semblable comme prit dans une masse conceptuelle ?

Hiranyagarbha L'embryon-d'or (Hirannya-garbha), ou le progéniteur (Prajâpati). Symbolise dès le commencement cette possibilité d'existence résultant de la coordination des contraires / Semence de tout ce qui est.

L’homme comme toutes formes dans le cosmos est intrinsèquement singularité  car "disposé" ici et maintenant dans un espace temps fabuleusement particulier.   -----------------------------------------------

 

Note : Brahmâ crée l'Univers sous sa forme matérielle primitive. C'est Hiranyagarbha, l'Oeuf d'Or, resplendissant comme mille soleils, la matrice universelle, l'oeuf cosmique (bindu). Cet "Oeuf" se divise aussitôt et sa partie supérieure forme le Ciel tandis que sa partie inférieure forme la Terre.

Conception également de la cosmologie gauloise- Source voir Jean-Paul Savignac vidéo

La similitude de conception avec l'hypothèse scientifique du Big Bang originel n'a pas échappé à de nombreux commentateurs contemporains……...

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Cette recherche de l’identité est inscrite dans l’univers dans le fractionnement en structures singulières dû au positionnement dans un lieu et un espace temps réduit de l’observateur. Voir les travaux de  Hermann Minkowski

 

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La Grande Fête de Beltaine 2019

Fête de Beltaine 2019

INVITATION

La grande fête de printemps. Familiale

 

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Célébration de Beltaine

 

 

 

 

                                  

 

Le mardi 1er MAI 2019 à La Maison Longue

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