Maison Longue d'Avalon

31 janvier 2021

Comment honorer les dieux du paganisme druidique. (Suite 2/3)

Comment honorer les dieux du paganisme Celtique (Suite 2/3)

 

Une spiritualité de l'amitié !

AUTEL druidique

 

 

« Les dieux sont perçus par les fidèles comme des amis. »

C'est la phrase clef.

 

Comment s'entretenir avec un ami, ou une amie ?

Déjà, convenir de l'heure d'un rendez-vous, puis d'un lieu de rencontre de l'invitation.

Sur le lieu sécurisé et plaisant de la rencontre, la politesse, l'accueil, la convivialité, l’empathie sont toutes choses que l'on se doit de prodiguer à un ami.

Offrir, partager de la boisson, de la nourriture.

Proposer un dialogue ouvert et sincère, une écoute profonde.

L'homme, le masculin  se doit, pour l'amie, d'être prodigue en grâce, vanter ses atours, remarquer les efforts qu'elle fait pour être belle et désirable. Offrir des fleurs, des senteurs et mille petites fantaisies plaisantes.

La femme dans une rencontre amicale se doit d'être belle, ouverte et réservée. Maîtresse de sa maison matricielle, consciente du respect des coutumes.

Cette attitude intérieure est la forme que va prendre matériellement le rituel de connexion - célébration.

 

Autel d'Avalon déesse mère

Rituel.

L'état d'esprit doit être toujours à la joie de la rencontre, même dans les moments difficiles.

C'est la base du dialogue avec nos dieux et déesses « Ami(e)s divin(e)s ».

En spiritualité ancestrale, l'heure du rendez-vous est fixé par le mouvement de la roue du temps, conditionné par le mouvement des astres. Rendez-vous placés sur la roue de la journée, de la semaine, et la grande roue des cycles de l'année, avec ses portes festives consacrées par une divinité : Samain, Yule, Imbolc, Beltaine, Lugnasad, etc.

Le lieu, traditionnellement c'est un temple, un espace sacré qui peut-être dédié à un dieu, ou déesse et ouverte à d'autres divinités.

Le lieu peut-être aussi un coin de nature, endroit de légende où souffle l’esprit.

Dans notre espace personnel, c'est l'autel privé et familial qui est le lieu de connexion.

Les cultes et rituels sont de deux ordres donc : Individuel, familial et domestique, rituel de dévotion effectué par le chef de famille sous le « domus » maison, sur l'autel des Mânes, Lares, Pénates différent du culte public pratiqué dans un l'espace sacré collectif. (Temple, Néméton et parvis de celui-ci)

 Les buts rituels du culte des ancêtres, des esprits puissances sont généralement, la protection de soi et de ses proches, fortune, santé, prospérité personnelle et collective, magie bienveillante, connaissance de soi et  cosmovision pour les plus hautes recherches.

La spiritualité naturelle et cosmique païenne n'est possible et réelle que par la réalisation d'un rituel physique, sans cela, ce n'est qu'une posture, culturelle et intellectuelle.

 

Dieux Lares Gallo romain

Pour les Arios (les Indo-européens) c'est le chef de famille, le pater familias, mater familias par défaut et en Inde le brahmane qui pratique ce rituel d'offrande, de relation et de souvenir.

Chez les celtes, gaulois, plus particulièrement dans notre confrérie archéofuturiste druidique « Sans Pareil », nous avons choisi une synthèse aristocratique (choisir le meilleur) entre le culte familial Gréco-romain et le Puja brahmanique. Nous l'avons nommé en français provisoire : Un mediolanon.

-Voir dictionnaire français-gaulois -

Depuis 1914/18 nous sommes entré dans cycle du temps où l’encombrement mental et de confusion morale sont majeure.  il nous faut donc retrouver dans nos rituels,  simplicité, pureté et beauté dans un espace d'intériorité et de silence, présence enracinée du sacré dans le temps et l'espace.

 

Cela n'est possible qu'à certaines conditions primordiales.

 

- Transmission par présence régulière aux célébrations,enseignements et cérémonies.

– Présence d'enseignants lignagers compétents et sagaces dans une confrérie suffisamment structurée par la recherche et la    tradition.

– Présence d'enseignants ou de Vénérables ( Anciens) ayant la connexion avec la joie poétique divine et qui savent rire d'eux-même !

– Ressourcement en temple, jardin sacré, et lieu de nature .

 

Dans l'époque ?

La contrainte de l'esprit du temps, l'époque,  nous porte souvent au  relativisme commun à « l'Homo festivus »  décrit par un « Philippe Muray », lapin fou, individu sans boussole, picoreur, prisonnier dans la tempête du moi-je et du changement de cap perpétuel.

Cette tendance est profondément désolante à plusieurs niveaux. Tout d’abord parce qu’elle révèle l’extrême fragilité, voire la désespérance, d’une part non négligeable de la population et de l'être individuel qui, privé de repères, de cadres et de référents, est désormais prêt à se rattacher à « n’importe quoi d'insignifiant » pour continuer à croire à une perpétuelle ivresse des possibles. 

Cette désespérance, de n'avoir pas trouvé quelque chose de solide dans une religion, un culte dépassé ou une spiritualité inaboutie et fluctuante le conduit inexorablement vers un matérialisme normatif de jouissance immédiate plongé dans un bain d'inhibition sociale et de peur.

 

 Foi et croyance ?

 

Il est difficile de s'extraire en occident de la notion de foi et de croyance celle-ci ayant tellement imprégné le christianisme dogmatique triomphant avec, en miroir inversé ses détracteurs scientistes. Seul un retour du lointain vers le centre, des spiritualités extrêmes orientales du « soi » ont pu déverrouiller cette posture binaire triviale.

Le fidèle de la relation païenne est souvent confronté encore, au  regard désabusé et moqueur du contemporain sur le paganisme et ses divinités, «  Jupiter, Dagda ,Toutatis, tu crois à ça, ces vieux machins ? ».

Pour le fidèle, c'est l'épreuve moderne, la quête mystérieuse que de passer de la perception horizontale triviale, à la connaissance poétique de la psyché onirique en mouvement. D'avoir la joie de percevoir ses effets réels sur le manifesté matériel,  de sentir en soi une nouvelle relation magique au monde.

Il ne s’agit pas de croire, mais de « faire », d'expérimenter la relation au monde poétique par un geste physique, dévotion, chant, parole, posture (méditation) marche, pèlerinage, recherche savante ou s’asseoir tout simplement devant un beau paysage.

 

Participer d'un cercle confrérique.

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Le passage du trivial au poétique, cette conversion du regard et l'organisation de rites de passages pour les chercheurs de lumière, est le rôle, la mission de l'enseignement des confréries druidiques Danaiques Avaloniennes.

 

Le paganisme est une relation pas un dogme, son premier mot est liberté !

 

Son second est créativité et ainsi devenir l'apothéose, accomplissement de sa mission personnelle de vie, unique dans l'univers. Une spiritualité pour le nouveau millénaire !

 

« Le mode d'expression des païens est le mythe et non le dogme »

 

Espace-sacre-Beltaine1blog

 

Les dieux et leurs représentations oniriques.

 

La post-modernité veut utopiquement nous assigner à n’être de nulle part, sans terre, sans passé et toujours chez les autres.

C'est exactement le contraire que nous recherchons, une relation avec nos lieux naturels où résident nos divinités ancestrales.

Par le fait d'un contrat ancien mythologique, si les hommes habitent la surface du sol, (la terre du milieu,) les dieux résident eux, en leur demeure, invisibles aux hommes vulgaires, c'est le mystère des Sidhs profonds, lieux sacrés de nature, rivières, fleuves, montagnes, sources, rochers, arbres *.

Lieux où sont enterrés nos ancêtres, depuis cinquante mille ans .

Nous sommes loin du du concept de « planète » parcourue de playmobil, interchangeables et sans passé.

Nos dieux, déesses, héros, parcourent les espaces du vivant poétique, de notre terre de filiation, un autre monde donc, spirituel, celui de la psyché onirique Keltique, l'héritage de la belle terre d'Europe.

Nos dieux sont puissants, nos déesses merveilleusement belles. 

Partout où se trouve la beauté et la poésie se trouve le divin ;

Partout où règne le laid répétitif se trouve les anti-dieux.

 

Adage.

« Ce qui est beau est bon » Kalos kagathos (en grec ancien : καλὸς κἀγαθός)  !

 

Kalos

*Note : Le druidisme avec la sacralisation des lieux de nature conçus comme demeure des esprits, débouche naturellement sur une vraie et une  profonde philosophie écologique.

 

Suite / Partie 3/3 Pratique cultuelle et confrérie.

 

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Lien promenade par le monde

光神道

Archéofuturisme au Japon,  de la tablette à l'autel shinto.

祖霊舎(神徒壇)の飾り方 - YouTube

 

Shinto : Voie des dieux anciens au Japon

美保神社・巫女舞「八乙女ノ舞」MIHO SHRINE MIKO-MAI “YAOTOMENOMAI”JAPAN – YouTube

 

 

 

 

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03 juillet 2020

Comment honorer les dieux du paganisme druidique ?

Comment honorer les dieux du paganisme ?

Partie 1/3

 

OMPHOLOS COPIE

Force est de constater  que pour «Monsieur tout le monde»   les dieux sont absents de notre univers contemporain  où l’ingénierie sociale et combinatoire de pouvoir politique a remplacé dans la psyché la relation sacrale avec la nature du soi et de l’univers des formes dans la nature.

Le niveau de  pauvreté interprétative intra personnelle des deux religions  de masse issus du narratif biblique sémitique  a conduit le monde vers un athéisme presque complet, un matérialisme rageur ou vers une application textuelle compulsive du livre,  orthopraxie obsessionnelle comme nous le voyons par exemple dans une grande partie de l’islam (hormis le soufisme très minoritaire).

 

Le spiritualiste européen disposant dans sa nature d’un esprit raffiné et  complexe  a dans les années post soixante-huit, largué une bonne part du christianisme dogmatique de pouvoir, au profit du New-Age.

Laissant pour beaucoup la barque de l’église sombrée dans un universalisme toujours plus mondialisé, aboutissement du concept massificateur devenu postmarxiste «D’un seul dieu du monde pour tous, pour une seule humanité indistincte en tous lieux ? »

Le mouvement New-Age avec ses coaches en tous genres formés à la  «câlino thérapie  maman bobo», remédiaient, palliaient pendant ce temps-là, à la disparition du cadre communautaire et social de l’Esperance catholique.

L'an 2000 et son bug ouvrait le temps chaotique de la postmodernité, temps du data numérique, de sa puissance de contrôle, couplé avec les manipulations génomiques du vivant, la prédation des ressources et le grand déménagement du monde sous pression démographique.

 

Dans l'âme de l’européen désacralisé, émerge ainsi, le grand jeu du mythe de la fin des temps qui se manifeste dans un moment considéré comme menaçant et décadent, collapsologie où toutes sortes de démons  sont repérés  dans les formes sociales et où toutes sortes de  diabolisations et d’exécrations  de «l’autre» font ainsi rage.

 

Le temps est donc aujourd’hui par compensation de ce moment, au retour sur la nature de notre «Soi» intérieur.

 

Couple divin

Se recentrer sur soi, qui suis-je?

 

Pour nous ici, nous sommes des indo-européens, avec la caractéristique de tout être humain avoir une filiation génétique puis culturelle associée à une aire territoriale particulière l’Europe.

D’être  depuis 50.000 ans, un individu, issu et participant des peuples premiers de cet espace,

Le chamanisme boréal des origines avait déjà balisé la route du sacré.

Un être total, un corps issu d’une lignée, participant d’un clan dans un peuple sur un territoire.

Individu considéré dans le chamanisme originel comme singulier à deux titres: Avoir un destin, une histoire de vie singulière au sein d’une société tribale territorialisée et aussi spirituellement avoir une mission de vie, offerte,  donner à la naissance par le divin pour exprimer la route sacrée qui va du singulier personnel à l'unité cosmique.

Le chamanisme ancien considère que les dieux souverains nous ont créés pour les voir, pour que nous admirions leur beauté et que nous les honorions; car honorer les dieux, c’est s'honorer soi-même!

 

Car même un dieu ne peut-être sujet et objet d'observation, le vrai regard ne peut-être qu’extérieur à lui.

D'où la séparation (mort naissance) puis le retour à l'unicité (sexualité procréation et dépassement mystique), comme un perpétuel retour.

Pour la tradition ancestrale, c’est le feu divin qui brûle en nous qui est porteur de la connaissance des trois mondes, le physique de la force, le feu des sentiments dans  le psychisme de l’âme et feu lumière dans la connaissance de la sagesse et de l'amour.

 

Dans un rituel  de connexion, le feu individuel intérieur doit être aligné dans ses trois formes parfaites.

Position physique du souffle des ancêtres, disposition de l’âme, calme cristallin, lumineux de l’esprit.

Cette forme, (vous)  entre alors en vibration avec l’énergie indicible de la divinité.

Le souffle des ancêtres de notre lignée contenu dans le sang qui circule dans nos poumons depuis le commencement du monde, transmis de vie en vie s'aligne avec l'univers et son plan divin.

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La prière conçue comme demande du mendiant dans la rue ou la prière comprise comme demande de l’esclave de la caserne aux guichets sociaux du divin, est pénalisant pour son karma, inefficace pour soi et anti-productive pour l’univers.

Le païen honore debout, pas plié du genou dans la repentance, s’il fait des fautes, des erreurs il en cherche le sens, debout et vertical !

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La vie spirituelle est un jeu relationnel.

Si vous vous alignez sur une divinité vous devenez une partie vibratoire de la divinité, vous devenez Taranis et sa foudre, Freyja et son jardin fertile !

 

Mais préalablement il faut pour que l'énergie de la divinité circule en nous, il faut la connaître un minimum?

 

Quelle-est son nom, quelle est sa forme, ses fonctions, ses puissances?

Tout cela ne peut-être trouvé  qu'au sein de la tradition, par l’étude et la méditation.

Techniquement cela ne peut se faire que par l'écoute d'une sagesse vivante puis par une «Transmission de pouvoir» d'homme à homme dans un cercle magique théurgique.

 

Puis, il faut prendre en compte cette question: A quoi tout cela sert-il ?

 

Le chamanisme ancien répondait à des questions, des demandes, de santé, de fertilité,  de récolte abondante, de protection contre le destin fâcheux.

La vie collective demande inéluctablement  des rituels de liens tribaux, des rites de passages polis, expérimenté par  la tradition du groupe, le tout dans une indispensable célébration des portes du temps, des fêtes de la roue de l'année. (Samain, Yule, Imbolc, Beltaine, Litha, Lugnasad, Mabon, etc,) 

La qualité d'élévation des officiants et  des individus dans un rituel théophanique détermine par congruence, la qualité générale du groupe, puis de la société dont il participe, donc la hauteur de la civilisation et de ses mythes.

 

Civilisation:

Mais l'époque actuelle est une  basse époque, extrêmement fétide et très dissolvante en termes d'harmonie de l'être et donc, la libération de la - prison du «moi» normatif en soi - est devenu très difficile! 

D'où nous voyons aujourd'hui chez l’européen prospérer, comme s'il s'engloutissait dans un marais, l’hébétude et l'inhibition pré-dépressive, ne trouvant ainsi plus d'air, de souffle pour agir en force, plénitude et souveraineté personnelle.

Celui qui n'est plus souverain de soi-même, détournée de sa connexion personnelle à l'univers divin, de son bonheur, de sa mission de vie, celui-ci est voué à être couvert de larves spirituelles et à devenir karmiquement matières organiques purulentes au service des basses forces du marais du monde.

 

Pour résumé:

Deviens, redeviens divin dans ta mission de vie unique dans l'univers.

Vertical ici  sur la roue du temps tu trouveras la porte des dieux en toi et dans ce monde !

La cosmovision de l'amour et l'harmonie sur les trois plans et tu deviendras un être en devenir duquel émane mille joies.

 

 

Suite en aout / Partie 2 / La théophanie païenne n’est  pas universelle, mais topique !

Premières bases de la pratique -

 

Débat savant contemporain sur la chose... avec aspirine et pattes de mouches...Allez directement à 46mm !

 

Reconnaître et honorer les Dieux - Ép. 7/11 - Polythéisme grec, mode d'emploi

Les Grecs croyaient-ils à leurs dieux ? Demande sans ironie l'historienne Vinciane Pirenne-Delforge. Comment se débarrasser des déterminants religieux, quand on aborde le polythéisme grec et alors que le terme 'croyant', appliqué aux Grecs n'a pas le sens moderne que nous lui attribuons [...]

https://www.franceculture.fr

 

 

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Célébrer LUGNASAD 

Lugnasad  le MARDI 11 AOUT 4593-2020 à l’ermitage.

 

Contact / 06.80.27.00.33.

 

LUGNASAD: ARCHIVE http://maisonlongue.canalblog.com/archives/2019/07/28/37527494.html

 LUGNASAD

Bénédiction des outils et des pratiques professionnelles, joute Bardique, ripaille.

 

Préalablement / Atelier de fabrication de masques / En papier-chanvre / masques en papiers mâchés qui représentent  les esprits de  la forêt, Dévas de la nature, les dieux Vanes, le peuple de féerie. S'inscrire vite pour mise en place.

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La phrase du mois par B.G.G.

Si  l’existence, si l’univers n’a aucun sens, pourquoi vivre ?

En résumé,  c’est le nihilisme: Aucune pitié, incendie, barbarie et ravage cruel, domination du plus fort, asservissement dans les casernes !

 

Choisis ta voie ?

L’éveil à la cosmovision, à la force de la compréhension, à l’extase d’un univers extraordinaire de puissance et de beauté, 

c’est l’amour du couple divin !

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03 mai 2020

Virus, changement d’Éon-Kalpa et les anti-Dieux.

 

Un virus qui met à genoux l’économie mondiale, confine plusieurs milliards d’individus à domicile, cet accident de l’histoire indique-t-il  pour le futur un changement de paradigme, une divergence,  une singularité ?   

  

 

La peste noire de 1347 une épidémie Sino-Mongole.

 Guerrier mongol

Les Tatars de la Horde d'Or,  issus des invasions turco-mongoles de 1237-1242, venues d'Asie à la suite de l'expédition guerrière de Gengis Khan  seront le vecteur de la grande peste noire.  Des bateaux infestés accostent dans les ports de Constantinople et de Messine en Sicile, la maladie gagne l'Italie et Marseille puis se propage très rapidement dans l'Europe entière. En cinq ans, cette pandémie fait 25 millions de victimes humaines sur une population totale d'environ 75 millions d'habitants. Un tiers des Européens.

 

Les cycles dans l’histoire.

 

Le déploiement dans l’histoire de l’empire mongol est équivalant à une guerre mondiale, elle touchait la Russie, L’Europe, l’Asie mineure, le proche Orient, l’Iran,  la Chine.

Plus rien ne sera comme avant, les mongols prendront la direction de  l’empire du milieu et  par la suite l’Inde avec les Moghols. En Europe la peste signera la fin des jours heureux du moyen Age européen.

 

Au XIII siècle  les mongols, les petits fils de Gengis Khan envahissent l’Europe, bousculent les armées d’Europe centrale. Les mongols ravagent  la Rus’ de Kiev. La plupart des princes de la Rus' de Kiev s'enfuient quand il devient évident que toute résistance est inutile. Les Mongols prennent et incendient Kiev le 6 décembre 1240, avant de ravager la Russie de l’époque et de se diriger vers la Pologne. Les invasions mongoles touchent donc violemment l'Europe centrale, notamment la Bohême-Moravie, la Pologne, la Moldavie, la Valachie, la Transylvanie, la Hongrie (bataille de Mohi, 1241) et la Bulgarie. Lorsque débute cette invasion, les Mongols utilisent déjà la poudre noire inventée par les Chinois, et ils l'utilisent avec succès lors des combats pendant l’invasion de l’Europe. Ces invasions sont dirigées par les mongols mais d'autres peuples cavaliers de diverses origines, notamment turcophones, y ont participé. Leurs raids figurent parmi les conflits les plus violents de cette période, car à l'invasion succède le pillage systématique, l'incendie des localités et l'esclavage des populations capturées. Les mongols ne seront stoppés que par la chevalerie médiévale de cavaliers lourds en armure métallique et grâce aux murs de pierres des forteresses d’Europe occidentale. On estime qu’au moins 20 à 40 % de la population meurt, massacrée, par famine ou par les terribles épidémies qui allaient suivre !

 

Faut-il voir  une analogie avec la pandémie d’aujourd’hui ? Un virus qui met à genoux l’économie mondiale confine plusieurs milliards d’individus à domicile. Si la grande peste noire a été un facteur dérivé de l’invasion mongole, inversement cette pandémie générée en Chine aujourd’hui  ne signe-t-elle pas l’approche d’un conflit mondial à venir ? Une confrontation hybride, un conflit  d’un nouveau genre engagé  avec la puissance chinoise montante ?

Virus économique plutôt que médical ?

Tout semble en place, pour une forte  « One big wave » vague d’effondrement systémique économique ou tout du moins une vague de réorganisation des formes de l’architecture mondiale ? Espérons-la, à la fin des fins, plus consciente, plus harmonieuse pour une plus grande joie de vivre ?

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Dans ma vision de novembre Samonios 2019, je voyais l’ange de la révocation et du ravage  à l’œuvre, il chevauche les cycles du temps.

« La ville humaine qui s’éteint lâchement, claquemurée  dans des multitudes de cages d’ombres, grises et mornes de l’inhibition. »

 

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Éons-Kalpa cycles du temps

Les « Éons » des cycles internes gnostiques contenus dans le grand cycle du temps du Kali yuga, lui-même divisé en kalpa et diverses sous fractions, ces cycles détruisent et  régénèrent le temps par la dissolution des formes. Pour que la nouvelle forme soit engendrée il faut que les éléments de l’ancienne disposition soient changés.

Seule la matière la plus dure et la plus surprenante est capable de détruire et de changer les formes durablement à grande échelle. Elle signe alors un changement civilisationnel, comme ce fut le cas à partir de 1514 (d’après Rudolf Steiner) pour l’émergence de la « Renaissance ».  « Après avoir vécu la peste noire bubonique et la guerre de cent ans où le dieu de l’église fut bien peu efficace, le doute naîtra dans l’âme de l’élite européenne, la croyance, les dogmes maniaques de l’église s’effriteront, de cette désagrégation un nouveau paradigme naîtra, une nouvelle vision du monde ! »

Pour nous en sagesse druidique le divin est parfait, car au-delà  de la dualité.

Dans les périodes de crises, le problème est que les représentations collectives de l’avenir sont devenues pessimistes et qu’il est très difficile aux hommes de penser les retournements. Alors qu’il est indispensable de voir positivement l’avenir le plus loin, au travers de la crise : Percevoir la juste disposition, le jaillissement de nouvelles formes pour la construction d’un monde en partie renouvelé !

Maître Yoda dirait : « Difficile aux hommes dans l’obscurité des voiles du temps de discerner la force qui vient ! »

La dissolution des formes, c’est le boulot, l’expression du dieu Shiva du panthéon hindou et pour nous en sagesse druidique c’est le dieu puissance « Esus » qui est à l’œuvre. La Pharsale de Lucain l’assimilent au dieu Mars romain, ou à Mercure, et précisent qu'on apaisait Ésus en suspendant un homme à un arbre « jusqu'à ce que, par suite de l'effusion de son sang, il ait laissé aller ses membres ». Image d’un renversement, d’une crise paroxysmique  que l’on retrouve dans l’initiation du dieu Odin le Magicien dans les mythes nordiques ou du Dionysos dissolu des antiques.

De quoi cette puissance est constituée ? Esus-Shiva-Dionysos est un des pôles de la triade de la Trimurti, voir mon article les secrets discrets de l’univers.

http://maisonlongue.canalblog.com/archives/2019/05/01/37301276.html

Triade constituée de Vishnou l’agglomérateur constructeur des richesses des formes et Shiva dé-constructeur libérateur des formes. Le tout équilibré par Brahma. Triade que nous retrouvons dans tous les panthéons indo-européens.

Esus

Attention, si Shiva est chargé de dissoudre les formes, il est aussi le « protecteur » dans la période de crise, il empêche les anti-dieux de construire durablement les formes négatives noires, ce qui serait alors terrible !

Esus le frappeur (et Morrigane) doit donc écraser les anti-Dieux, qui cherchent au cœur de la crise à construire « la cité noire du néant l » ! D’où l’invocation  :

Morrigane, volant au-dessus du champ de la bataille voit Esus et dit « Frappe, frappe et refrappe Esus, écrase les noirs démons, cloportes rageurs des ténèbres pour que nous puissions voir apparaître la pure Aurore, déesse aux doigts de rose annoncer le point du jour d’un monde nouveau ».

 

Esus Morrigane/ Shiva Durga Kali sont donc les divinités à honorer avec joies dans les périodes de crises.

A savoir / L'aspect d’une puissance divine, est toujours bipolaire, le masculin divin le code principe est la loi immuable et immobile, et sa parèdre, sa compagne, la déesse est « l’énergie de réalisation » dans les plans du temps et de l'espace. Les deux ne peuvent être dissociés. Pour ce qui est, de ce que l’on détermine comme,  « l'aspect » d'une représentation divine, dans ce cas-là, la Morrigane celtique ou Kali la noire sont dites : Courroucée ou combattante.Déesse KALI parèdre de SHIVA

Leur courroux est essentiellement motivé de chercher à protéger les lois éternelles de la vie et de l'univers.

Pour nous dans notre vie singulière et personnelle, méditer intentionnellement sur cet aspect de protection divine dans la crise est essentiel. Dans les épreuves chaotiques qui nous arrivent, la déesse nous aide à franchir le fleuve de la crainte et de l’angoisse.

Tout ceci n’est pas de la croyance mais une image-inspiration-experience pour le temps présent.

 

Tu es celle qui est difficile à atteindre.
Tu es à la fois celle qui fait obstacle
et celle qui aide à le surmonter.

Les ANTI-DIEUX.

Pour définir les anti-dieux nous devrions dire les anté-dieux, ceux qui étaient avant, avant le changement de période d’Eon-Kalpa. Ceux qui régnaient sur la période passée précédente, les princes, les principes, les dominants de l’époque révolue.

Dans le panthéon indo-européen hindou se sont les Asura-s, ils sont les frères ainés des dieux, donc d’un haut niveau de puissance, mais ils ont la vocation d’être toujours combattu quand ils veulent régner dans la modernité d’un nouveau temps.

Ils peuvent être défini comme toujours second. Par exemple comme si un ancien régime voulait réactualiser  toutes ses prérogatives considérés comme négatives pour le  nouveau cycle du temps.

La notion de mal (Satan, diable etc.) n’est pas en jeu, c’est la notion de bonne ou mauvaise place qui est dans ce cas exprimée.

 

 Exemple, le cas Balor

Le géant BALOR

Dans le druidisme, la notion d’anti-Dieux est imagée par la race des Fomorès ou Fomoires ayant à leur tête  le dieu Balor.

Tous les dieux ont un rapport de parenté avec les fomoires, bien qu’ils soient décrits comme des êtres inhumains, hideux et démoniaques qui sont la personnification du chaos et de la destruction. Ils sont en guerre contre tous ceux qui ne sont pas eux. Ils sont la représentation divine de l’ego ?!

Balor qui est le père du dieu de lumière Lug n’a qu’un œil au milieu du front.

Son œil foudroie des armées entières, mais après diverses péripéties c’est le dieu Lug son fils, moitié Tuatha De Danann moitié Fomorè qui tue son père à la bataille de Mag-Tured et prend sa place.   Ainsi dans le plan du temps, les nouvelles puissances tuent les anciens mondes obsolètes dont ils sont issus !

 

En Inde

Dans le cas de l’indouisme je vous invite à écouter cette émission que j’ai enregistrée et mise en ligne il y a quelques années / Tara Michael et Michel Cazenave.

 


https://www.dailymotion.com/video/xxnjhl

 


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* Note perso : Il serait bien, ici gaule contemporaine, qu’il frappe et écrase la bureaucratie virale, araignées noires polluantes et suceuses d’énergie vitale qui enkystent les différents étages de nos chefferies mondialisées !

*La numérologie 2020-1347 : Indique : Le nombre 673 ramène aussi au chiffre 7 (6+7+3) = 16, (1+6) = 7 qui est un chiffre divin collectif « le char du monde ». Les 7 trompettes de l’Apocalypse sont souvent évoquées par les exégètes bibliques car la trompette, signe d’avertissement, est plusieurs fois mentionnée dans la Bible. A la présentation de la lettre Zaïn 7 est 16 (Yod = 10 ; Vav = 6) 7 Dieu répondit : Je ne créerai pas non plus le monde à partir de toi, car tu représentes aussi la guerre, le glaive aiguisé, la lance de combat ».

 

*Article futur en juin / Comment honorer nos Dieux, nos puissances ? /nous ne prions pas, nous honorons !

 

Sur les changements, les cycles, les bifurcations !

Rions un peu.

Sur les nos élites Pinocchio ! 

 https://www.youtube.com/channel/UC0dyH_ouqwT19cSd-qJJmAA

 

02 mai 2020

L'ermitage pendant la mise en confinement d'une partie de l'humanité .....

PICT0928 maison 2020

La vocation d’un ermitage c’est d’être retiré du monde, c’est en somme une expérience choisie.

Une forme de mise à distance, un éloignement de la communauté, souvent agitée et bruyante d’activités, un luxe incroyable !

Cette période hors du commun a été encore plus intense, ici, dans le retrait, le retour sur soi, sur l’essentiel.

Hormis les agriculteurs et leur tracteur au loin, le grand calme !

Le lieu ne fut dérangé par aucun visiteur, démarcheur et autre fâcheux, sauf un matin un "halluciné" entrait dans la cour, cherchant son ex-voisin agriculteur parti travaillé dans ses champs ? Mais où ? Avait-il son "ausweis", nous ne le saurons jamais ? Ce fut le seul événement notable de ces deux mois.

Rencontre de La terre et du ciel.

Le ciel

 

PICT0932 ciel purWEB

Etonnement d'avoir un ciel pur !

Aucun trait de pollution d'avion, ne raye plus le ciel de Vendée.

C'est là que l'on mesure l'écart entre la démesure et la nature !

 

La terre

 

Permaculture

 

Le jardin un grand temps de méditation avec les mains dans la terre.

Intention d'un monde qui croît, espérance d'une récolte.

Appel  à penser une subsistance dans un temps jugé, interrogatif ?

 

TEMPS DE BELTAINE 4593-2020 en Maison Longue d'Avalon

Temps de BELTAINE

 

 

sculpture totem

 

 

 

PICT0946 WEB totem

 

 LA MAISON

 

Entrée néméton

 

 

 

 

 

 

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20 février 2020

Petites choses et célébration en la Maison Longue. février / mars 2020

Célébration passée et à venir.

IMBOLC fête celtique gauloise.

2020 - 4593 - Dimanche 2 février

PICT0905 copie mail

Dans la tradition, c’est  la grande Déesse d’Ana Belisama Rosmerta, (Brigit en Irlande) qui domine cette fête.

Dans sa symbolique, le temps d’IMBOLC est un moment de purification, l’eau est l’élément qui domine cette période, avec l’idée de la matrice. Le Feu est aussi un symbole très  fort de ce temps car il symbolise la venue d’un jour nouveau en germe dans le ventre de la Terre Mère.

C’est la lueur du jour naissant prêt à s’accoupler avec elle, dont la fusion se fera à Beltane (premier mai).

Dans la pratique rituelle, Ce sont surtout des cérémonials d’eau, pour la purification et de feu pour révérer la lumière naissante qui domine. On souhaite ainsi la bienvenue prochaine de la  Déesse  du renouveau.

 

La fontaine-lavoir de notre hameau, est réduite aujourd’hui à un caractère purement utilitaire à savoir, de remplir quelques cuves d’eau agricoles en période de canicule.

Hormis quelques bacs à fleurs municipales posés  en été, ce petit lieu,  jonction entre  patrimoine rural et lieu de nature, comme d’autres aujourd’hui la  plupart du temps, ne sont plus alimentés poétiquement par la dévotion à l’esprit des lieux.

Sur la droite de la source une niche vide dans le mur en pierre attestait de ce fait.PICT0856 copie mail fontaine

 

 

Donc en ce dimanche jours d’Imbolc  nous nous sommes rendus à la source-fontaine du hameau.

Nous avons déposé dans son logement une petite sculpture représentant la Grande Dame des sources universelle.

Puis un petit rituel (discret) fut effectué avec petites offrandes.

Paroles dites, le nom topique de la source fut révélé par la plus jeune d’entre nous. : Source Mionna

La suite fut un repas gaulois à l’ermitage, puis l’après-midi un puja « Sans Pareil » fut célébré.

 

 

 Fontaine Mionna 1 a1Tourne dans le cosmos de l'eau primordiale, l'étoile croix de Brigit, Bélissama.

 

 

Imbolc

Hymne à la déesse Ana, Belisama Rosmerta

 

- Oh ! Grande Déesse

Je suis dans la nuit de la séparation

D’avec toi, d’avec toutes tes merveilles.

-Haute, multiple, infinie.

Tu viens vers nous

Resplendissante dans ta lumière.

Oui je te laisse entrer dans mon cœur

Oui, je te laisse entrer dans ma maison

Je l’ai fait belle, propre et nette pour toi.

Viens !

Oh, Déesse Bélisama

Grande dame aux mille formes, aux mille visages, aux mille actions,

aux mille fonctions, aux mille bénédictions.

Tu rends visible l’invisible. 

-Présence renouvelée de ton amant / (Pour les hommes)

Rends-moi plus belle brillante attirante à ton image

L’amant emplit mon cœur (Pour les femmes)

 

 

Enfant dans ta matrice

Joie du printemps nouveau.

-Assis toi dans la maison de mon cœur.

Prends moi dans tes bras ; Oh grande Mère pour que je puisse bâtir sur ta grandeur ; Aller dans les hautes profondeurs.

 

Resplendissant dans ta lumière !

 

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Sur vos tablettes  le Dimanche 29 mars à 15 h

Célébration du réveil de l'Ours

Un nouveau spectacle « le Grand réveil de l’ours ». C’est un concept de spectacle en deux parties, premier acte avant l’hiver et la seconde partie au début du printemps ».

Ours d'Avalon 1 copie mail texteConstitué de masques, marionnettes et totems imageant « Le réveil de l'Ours ».

 

Spectacle /célébration

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19 février 2020

Théologie gauloise / Eloignement et retour.

 

Théologie gauloise.

 

 copie vers calvaire 2

 

En remontant le chemin le long de la rivière, à ma question « Les Gaulois étaient-ils monothéistes ?»,  Jean d’Huriel me répondit «  Nous les Gaulois nous ne faisons pas de prière à dieu ! »

« Nous considérons que ce mot en quatre lettres - dieu -   entité  abrahamique est inatteignable et totalement inefficace pour les affaires humaines. Faire une prière  à dieu c’est un mauvais adressage, à un illusoire destinataire. La notion de créateur divin est tellement au-delà, mentalement et intellectuellement inconnaissable pour l’homme, tellement loin de notre niveau de conscience, tellement sur un autre plan, que nous ne pouvons, nous adresser directement à lui. Déclara-t-il.

« Bien que l’ancestralité gauloise reconnaisse la notion de création divine comme unité transcendante absolue, comment avoir la prétention de s’adresser au créateur du temps et des  mondes infinis ? 

Le simple regard sur le cosmos avec ses milliards d’années lumières et ses milliards de mondes devrait nous rendre infiniment modeste, faire une demande à dieu, à notre échelle c’est  comme si,  sur la plage de Brest une bactérie avec sa petite voix essayait de s’adresser  à un super académicien de l’autre côté de l’atlantique penché sur ses travaux ? »

« Alors à qui adresser  nos prières, nos souhaits ? » demandais-je. 

« La question est vaste et remplirait un petit traité de théologie, mais pour faire simple je dirais :

Ce qui est divinement le plus proche de nous, le plus en connexion avec nous : Nos bons et grands ancêtres !

Pour comprendre pourquoi nos ancêtres sont nos intercesseurs auprès du monde divin, il faut comprendre qu’après la mort, l’âme qui a animée le corps retourne à son origine, l’esprit sans forme. L’âme privée du corps ne peut plus agir sur la matière.

Le désir, la faim, la soif, l’envie n’ont plus de véhicule, de machinerie biologique de réalisation.

En fonction de son niveau de conscience, d’expérience et de pureté, spontanément l’âme rejoint donc sa place d’harmonie dans le champ de conscience divine.

Il se produit à ce moment-là comme un jugement des âmes, les âmes nobles et bienveillantes rejoignent les hautes sphères célestes, par contre les âmes grises, les âmes tièdes restent en attente de réincarnation.

Les âmes noires elles, sont, du fait de leur poids excessif  inexorablement attirées vers l’abime, vers la substance sous vibratoire du plan de l’existence, ainsi les âmes perdues  disparaissent à jamais du  plan divin humain, recyclées utilement comme matière constituant le socle résistant et noir du monde solide. Mais comprendre à minima ceci est déjà bien, mais  beaucoup plus judicieux, plus initiatique d’en saisir la réalité  en profondeur.

Donc, ces âmes bienveillantes qui se trouvent dans notre lignée, une grand-mère, un grand père, un parent, oncle, tante, ou un arrière parent,  grands aïeux méritants,  forment notre famille spirituelle.

Ces âmes même dématérialisées,  passées dans le monde spirituel  conservent  envers nous un immense lien d’amour magique du cœur.

Nos ancêtres, ces héros du passage vers le divin gardent donc, avec nous un lien bienveillant, la nature de ce lien est la relation, la joie divine du plan de l’existence, d’avoir engendré, élevé, aimé une progéniture pour le futur de l’espace-temps.

Pour résumé, ces ancêtres méritants, bénéfiques de notre patrimoine lignager personnel  qui ont accompli pleinement leur mission de vie et sont montés dans le supernel après l’épreuve terrestre restent toujours proches de nous.

C’est auprès d’eux qu’il faut adresser nos demandes de grâce et de connexion, même si nous leurs faisons la demande de nous mettre en amitié avec des formes spirituelles ontologiquement plus élargies, comme des divinités de l’esprit des lieux, divinité du destin, de la connaissance, divinité guérisseuse, esprit des clans !

Il faut faire une remarque particulière pour les êtres qui sont entrés en confrérie, ou dans des cercles de confraternité où la transmission c’est faites d’homme à homme, par l’initiation ou l’amitié de sang, dans ce cas, ces êtres de hautes qualités peuvent être considérés comme identiques,  aux ancêtres personnels !

Pour nous ici en Gaule-Franque d’aujourd’hui, dans notre conception du monde il y a aussi des ancêtres plus collectifs ceux par exemple d’une société de pagus, qui résident dans des lieux de paysage du terroir divinisé ! (Arbre, rocher, fontaine et sources)»

« Diantre » dis-je

« C’est loin des dogmes du christianisme ou des religions du livre ? »

« En effet ! » dit Jean d’Huriel. « C’est un retour à une spiritualité singulière ancestrale boréale-Européenne, le contraire des religions de la caserne pour tout le monde ! »

 

 

Nous continuâmes notre chemin, un petit moment silencieux car le chemin caillouteux bordé de haies montait  raide vers la ferme des « Roches noires ».

Puis notre conversation repris tournant autour du catholicisme, je me souviens qu’à un moment il dit 

« Toutes les religions et leurs philosophies peuvent être envisagées comme l’effort de l’homme pour découvrir la nature du monde perceptible. Ce qui est déplorable, c’est que le monothéisme qu’il soit judéo-chrétien ou coranique apporte spirituellement une forme confortable de puissance de groupe, qui aboutit toujours au concept d’un seul dieu pour une seule humanité, une seule vérité pour tous, écrit dans un livre de paroles intouchables, instrument de puissance au service d’un prêt à croire global. Tout le contraire du retour à la spiritualité gauloise initiatique, qui implique de partir de soi d’aller, de vivre la connexion originelle de sa lignée, de son clan, de son lieu de naissance comme connaissance du divin inscrite dans le grand livre des lois de la nature avec un jaillissement hautement original, singulier,  raffiné, poétique, et initiatique de l’autre monde. » Dit-il continuant « Je respecte le christianisme, c’est la religion de mes ancêtres, mais les temps changent, le monothéisme est très fragile en fait ! »

 « Pourquoi » demandais-je ?

Nous étions arrivés devant un vieux calvaire qui partageait deux directions du chemin.

« Pourquoi ?! Regardez ce calvaire ! » Dit-il. Il s’était arrêté, son bras désignant la vieille croix de pierre moussue  « Qui aujourd’hui construit des calvaires, qui les fleuri ? Plus personne, un athéisme grossier a en Europe remplacé la dévotion populaire, peu résiste à la vague matérialiste ! 

Le Christ esprit, hélas c’est retrouvé depuis le commencement otage d’une classe sacerdotale Paulinienne, qui c’est instituée intercesseuse’ entre les hommes et le divin, rompant avec la tradition ancestrale de l’initiation personnelle confrérique, d’homme à homme. Paradoxalement le Christ et ses apôtres formaient à la base une  confrérie locale et aurait dû le rester ! »

L’Europe comme terre ancestrale a toujours été païenne dans son substrat, le monothéisme c’est vite ici teinté du culte des saints et de la dévotion officielle de l’église à la vierge vers l’an mille.

Oui, il y a des lois spirituelles dans l’univers ! »

Puis Jean d’Huriel se tut, marchant maintenant rêveur dans ses pensées un long moment silencieux.

 

Char vers l'autre monde

 

TOUTATIS

Le déploiement de l’œuf cosmique.

Le druidisme n’est pas opératoirement monothéiste !

Le monde divin Gaulois, répond à la loi naturelle du cosmos.

La nature du divin est le tout. TOUT-ATIS infini premier et inconnaissable.

Comme vu précédemment, puissance cosmogonique lointaine, Il n’offre pour le Druidisme gaulois que peu d’intérêt pour l'individu dans le domaine du sacré opérationnel de proximité.
C’est une entité divine tutélaire englobante mais lointaine !

Le déploiement du TOUTATIS

 

Le premier état de l’univers étant l’état du Non-manifesté, un état de pur potentiel germinatif.

Nous pourrions dire sous forme de synthèse mythique :

 

Au commencement il n’y avait rien, l’univers cosmique n’avait  pas d’observateur pour le percevoir et le créateur  du monde ne pouvant être sujet et objet d’observation, rien n’était perçu.

La cause, le créateur, la création, les créatures étaient :  Non-existence !

Pour une raison mystérieuse, apparu (la graine de tous les possibles), un œuf d’or flottant sur l’océan causal, l’ Hiranyagarbha, l’Embryon d’or des Védas, la sphère de feu d’où sort l’univers. Les Matsya et Shiva Purâna-s,  nous content  comment, de cet œuf d’or est sorti le « Progéniteur » (Prajâpati), forme première de Brahmâ de qui naquit une fille dite « Aux-cent-formes ». Cette fille était aussi appelée « Verbe » (Vâc) ou le flot de la parole (Sarasvatî). Elle devint la femme de Brahmâ. C’est de ce couple incestueux que naquit « Manu » (le Législateur fils de l’Auto-engendré) qui procréa l’espèce humaine et toutes les autres créatures.

Ainsi aussi par exemple, dans le mythe d’Amon-Rê dans l’Egypte ancienne: C’est sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, qu’Amon pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux premières. Vint ensuite le couple suprême Osiris et Isis.

Ce fractionnement de l’unité du Non-existant, fait émerger  « le big-bang » des deux tendances duelles  de l’univers qui se déploient alors sur les trois plans cosmiques.

Plan de l’ESPACE 

Plan du TEMPS

Plan de CONSCIENCE perceptive.

C’est la notion d’œuf cosmique  de l’origine, sur l’océan zéro de tout les possibles.

 Nous ne pouvons connaitre qu’imparfaitement la cause première, faire des hypothèses, des constructions mentales sur cette chose est aléatoire, cette mentalisation est dite, dispersante pour l’esprit d’après les sages des Vedas ; étant donné que nous ne sommes pas la cause mais la « conséquence » du déploiement des puissances sur les trois plans.

Notre perception humaine intellectuelle ne peut appréhender rationnellement le contact avec « le tout dans le rien » du divin.

Notre rôle à ce niveau est uniquement la contemplation et l’émerveillement de l’agencement cosmique, dans l'immense joie de vivre !

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univers 2

Pour résumé :

Si le tout est Un, on peut  le définir comme inclus dans le rien-zéro. Il n’est pas. 

Pour qu’il devienne véritablement un, il faut qu’après auto-division, il fasse deux, alors il « se déploie » sur les trois plans cosmiques puis ainsi possiblement être observé par la conscience.

Voir article complémentaire dans ce blog

 http://maisonlongue.canalblog.com/archives/2019/05/01/37301276.html

Et....

 

Pourquoi le rêve?

 

 

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22 décembre 2019

Fin d'année 2019. Bilan et perspectives.

Noel 2019

 

Noël, la fête des petits enfants,  le nouveau monde futur qui germe ?

 

J’aurai voulu vous dire, vous écrire, lancer au vent d’hiver  « Joyeux Noel ! »

J’aurai voulu vous dire bonne année 2020 !

 

Mais je doute fort de la pertinence collective du destin de cette nouvelle année ?

Incapable simplement de se regarder dans une glace, une grande partie de notre peuple gaulois, ne se voit plus ?

Bien sûr le miroir reflète toujours  le visage d’un individu de type blanc européen, mais se voit-il vraiment ?

Voit-il sa filiation, venue du fond des âges la longue ligne de naissance, de vie et de mort, qui aboutit à sa mère qui l’a mise au monde ?

Ne plus trop savoir qui on est, d’où on vient et  ne jamais avoir réfléchi  à où on veut aller, laisse un grand vide de culture,  comme le dit l’adage « La nature a horreur du vide » celle-ci sera remplie par la place laissée vide.

Allez, vivons quotidien, voilà le mot !

Ne pas voir, se conformer, raser les murs, baisser les yeux.

Ne pas voir les églises en flammes, les pilleurs de taxes, les racailleuses  zones des génies du wakanda, les incinérateurs hospitaliers des deux cents mille enfants non nés chaque année, la prospérité collective partir vers l’étranger, la prévarication et l’abrutissement par la fabrique du consentement hypno-médiatique.

Dans le troupeau chaque spécimen suit le cul de l’autre, vers l’abime !

Comme disent les Védas « L’Homme, bétail des Dieux ».

 

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Le contrepoison :

« Penser par soi-même, éviter d’être pensé par l’autre, imaginer l’avenir avec ses mœurs et sa mythologie »

« Vive les généreux, solides Gaulois et Gauloises en Gaule, Francs et Franches.

 

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La phrase de fin d’année : « Mieux vaut avoir très peu d’amis mais solides, que beaucoup d’ectoplasmes flasques et sans stature. »         B.G.G.

 

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Suicide européen par générosité torve.

« L’inclination au suicide est caractéristique des assassins timorés, respectueux des lois ; ayant peur de tuer, ils rêvent de s’anéantir, sûrs qu’ils sont dans l’impunité ».   E.M.Cioran

 

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Humeur Morose qui ne plaira guère aux conformistes du "Bien être".  Onfray/Défaites de Noël

Je songe aux veufs et aux veuves qui, en famille, ou ce qu’il en reste après décompositions et recompositions, sourient et donnent le change............(Lire la suite)

 

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Peut-on être Druide aujourd'hui ?


C'est la question à laquelle tente de répondre, le druide Capdunor, lors d’une balade en forêt.

Capdunor : Druide Néo-Synthétique, de haute technologie poétique.


Appuyer ses pas sur le passé utile, pour marcher vers le futur.


Liberté est première « Tu nais avec un potentiel de liberté, à toi de le mettre en œuvre ou d’être esclave. »
Vivre « La vie n’est pas un mécanisme de rétribution, seul l’esclave soumis le pense »
Le capital « Ton capital c’est ton génome, ta filiation, ton Q.I. et ta volonté - Fait avec !»

Peut-on être Druide aujourd'hui ? 1/2

 

 

 

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29 octobre 2019

Samain- Samonios 2019

Samain 2019

  Sommaire :

  Le temps sombre

  Samain celtique dans l'histoire

  Activitée passée / L'Endormissement de l'ours.

  Comment fêter Samonios

 

Le temps sombre.

On se méprend sur son rêve, l’on peut bien avoir le  désir de fonder  ou de refonder une civilisation, plus modestement une  église, encore plus modestement une confrérie, un clan, une famille, l’époque n’est plus à rien.

Brule paysage

Sous le signe de la fin, le voyant solitaire voit sur chaque porte écrit en lettre de feu le graphe peint  par l’ange de la destruction.

Ce graphe indique : Ici se terre un cloporte demeuré de la multitude de l’inepte, mille fois déjà mort. 

Comme pour imposer une épreuve  à celui que l’univers à placé ici dans cette époque d'intense dégradation avec pour mission d’avoir les yeux ouverts de l’esprit, celui-ci observe halluciné la ville humaine qui s’éteint lâchement, claquemurée  dans des multitudes de cages d’ombres, grises et mornes de l’inhibition.

Il parcourt les rues et il voit sur beaucoup de portes le signe, le logo de la bête destiné à indiquer la cible aux agents  de la destruction finale.

Rien que le feu, grouillement  de l’agitation rampante envers le  maitre de servitude, rien que le feu, la peur, le roussissement des bêtes qui commencent à bruler déjà dans leurs cachettes.

Comme une branche sèche, le goupillon et la croix sont tombés au sol, couvert de boue, tenant la place, couteaux et sabres de feu s’aiguisent.

Le voyant s’éloigne de ces lieux perdus, cendres futures  dans l’hiver qui vient.

Ermite, il rejoint en silence la dernière forêt.

Au loin de grands éclairs rouges fulgurent le ciel, c’est le crépuscule des dieux abandonnés qui meurent.

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Dans le creux  d’une vieille maison de pierres sous les arbres et la mousse, s’élève un chant ancien, joyeux et clair.

Ce chant raconte l’impermanence des phénomènes, l'histoire des rois dispensateurs des dons, des rois destructeurs des obstacles ouvrant ainsi l’immortalité qui fait disparaitre la crainte inhérente au temps et à la durée.

L’ermite chante seul, et de ce chant joyeux s’ouvre;

  ainsi germine un autre monde celle de la déesse Aurore.

 

 

 

 

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À Samain, les Celtes hantent nos cimetières ?

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Cette fête est à l'origine de la  Toussaint, mais plus particulièrement de la fête des Morts du 2 novembre. La période de Samain s'ouvrait chez les Gaulois dans la nuit autour du 31 octobre et du 1er novembre, marquant ainsi le début de l'année une sorte de Nouvel An. Cette fête célébrait un intervalle de non-temps l’ouverture des « Sidh » qui mettait en contact les personnages  divins  de « l'Autre monde »  avec les humains.

Si la fête de Samain est en grande partie ignorée en France par le grand  public, pourtant les gens la connaissent  indirectement sous sa forme édulcorée anglo-saxonne dite d’halloween.

Apparue en France récemment sous l’influence des séries télévisuelles venues d’outre-atlantique cette fête avec citrouilles, balais, sorcières et costumes glauques, vision de scènes de la vie américaine un peu  « coca cola » certes, mais pourtant directement inspirées par  le vieux fond folklorique ancestral des  premiers immigrants irlandais du 19ème siècle.

 

Pourquoi cette fête de Samain  est-elle tant ignorée chez nous ?

Ne devrait-elle pas en pays gaulois comme le nôtre être mieux connue car elle recèle dans ses racines symboliques profondes un enseignement qui aurait le mérite d’être médité ?

 

Comme d’autres célébrations anciennes, elle a la particularité d’avoir été recouverte et occultée dans les premiers temps de l’expansion du christianisme en Europe par la fête de la Toussaint et ce n’est pas un hasard comme nous le verrons plus tard.

 

Pour rappel, nous savons qu’avec la destruction de la culture gauloise après la défaite de Vercingétorix à d’Alésia en -51, et son assimilation à la culture gréco romaine malgré, parallèlement, l’élimination physique des druides tout  un fond de culture gauloise se maintiendra jusqu'à la chute de l’empire romain sous sa forme dite : Gallo-romaine.

Mais l’éradication presque complète de la culture celtique gauloise se fera plus tard dans les élites de cette époque par une conversion acceptée ou forcée au christianisme.

L’Eglise romaine comme une deuxième lame allait définitivement couper les restes visibles de la culture celtique sur notre sol et recouvrir ses fêtes ancestrales par des fêtes chrétiennes.

La « mise au pas » chrétienne de l’Europe  commencée par Charlemagne se poursuivra pour ce qui concerne la fête de Samain, par son fil Louis le Pieux 778-840 et le Pape Grégoire IV qui institua la fête de « tous les saints » sur tout le territoire de l’empire carolingien.

Cette christianisation de l’Europe allait cette fois  définitivement enterrer la conception ancienne du monde sur le territoire de la Gaule et particulièrement les fêtes spirituelles celtiques devenues païennes mot dérivés de « paganus » paysan montrant bien là l’aspect péjoratif que les élites chrétiennes toutes venues d’orient avaient à l’égard de la culture des indigènes « galli ».

A l’exemple d’autres fêtes, la Toussaint à donc pris la place  de la fête celte de Samain, qui a lieu  autour du 1er novembre de notre calendrier  correspondant ainsi  au début de l’année gauloise dite ouverture de «  la saison sombre ». C’est une des quatre grandes fêtes de passage de l’année celtique,  elle dure une semaine, trois jours avant et trois jours après. C’est à la fois le début d’un cycle de l’année nouvelle et la fin de celle qui s’achève.

La définition habituelle historique est de dire que cette fête  est marquée par des rites druidiques, des assemblées, des symposiums et des banquets rituels. Elle a la particularité d’être ouverte sur l’Autre Monde (le sidh des Irlandais) et donc de favoriser le rapport des hommes avec les dieux.

Mais pourquoi halloween conserve-t-elle  le souvenir de la fête de Samain ?

 

 

 SAMAIN 21

 

 Suite de l'article en bas de page

 


 

L’Ours est rentré dans sa caverne .

Endormissement ours 2019

 

Le dimanche 13 octobre, la Compagnie de théâtre «  les Acteurs d’Avalon »,  proposait un spectacle «  Le Rêve de l’Ours » constitué de masques, marionnettes et totems imageant « l’endormissement de L’ours » avant l’hiver.

« J’ai voulu renouer avec les fêtes ancestrales d’avant le moyen âge, période très ancienne où l’ours avait une grande place dans le bestiaire symbolique médiéval. Nous avons travaillé sur la base du livre du médiévaliste Michel Pastoureau «  Ours, histoire d’un roi déchu ». Je trouve qu’il est intéressant de retrouver ces fêtes anciennes qui marquaient, les saisons paysannes, le passage du temps lié aux êtres de nature, retrouver ainsi  une certaine écologie du temps qui passe ». Déclare l’animateur de la Cie.

C’est donc en pleine campagne du pagus des Loges-Mervent-Vouvant, sous forme de déambulation que certains ont vu passer une troupe étrange accompagnant le mythologique Ours brun vers sa retraite d’hiver au cœur de  nos anciennes forêts vendéennes ?

Nous célébrerons vers le mois de février par un nouveau spectacle «  le Grand réveil de l’ours ». Car c’est un concept de spectacle en deux parties, premier acte avant l’hiver et la seconde partie  au début du printemps ».

 

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Nouvel An Païen.

La fête de Samain  est la fête la plus importante de l’Ancestralité païenne Européenne. Elle ferme la Saison Claire ouvre la Saison Sombre (Année partagée en deux) c’est une période ou le temps est comme suspendu, jours réservés au culte des ancêtres, des Héros et Sages-Femmes.

C’est principalement un repas que prennent en commun les membres d’un clan, d’un village, d’une tribu, d’une fraternité, d’une famille ou assimilé.  

Le repas est considéré comme une obligation rituelle annuelle, communautaire et cosmique.

Le banquet est le rituel, le rituel est banquet.

Cette célébration signe l’aspect communautaire de l’existence, filiation, ancêtres et communauté des vivants sur la terre du milieu. Enfin, le fait de manger et boire ensemble fonde la communauté civique. Chacun le prend à son niveau, du simple au plus connaissant.

La dédicace* de ce repas est conSacrée, aux ancêtres et aux héros et héroïnes de votre lignée  par un Druide ou une Volva ou un Vénérable (Personne de grand âge).

Le temps de Samain est le moment de l’année ou les hommes rencontrent le plus facilement les dieux, période où les "Sidh" les tertres, les demeures mystérieuses s’ouvrent.

Repas Samain

 

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 suite...

Mais pourquoi halloween conserve-t-elle  le souvenir de la fête de Samain ?

 

Les origines de la Samain - Halloween sont de fait une célébration des esprits des morts, des saints chrétiens et plus anciennement pour les Celtes une célébration  des ancêtres fondateurs et par là même des dieux du sol d’Irlande et des héros du clan. 

C’est en Irlande que la civilisation celtique a duré le plus longtemps, la cause principale étant son insularité. Les légions romaines n'ayant pas franchi la mer d’Irlande, les Gaêls n’ont pas eu  à subir frontalement l’acculturation endurée par d’autres peuples.

 Il faut savoir que  l’Irlande celtique fut tardivement romanisée et définitivement christianisée seulement vers le VII siècle.

 
 Puis historiquement jusqu'à l’époque moderne, un effet de conservation des coutumes folkloriques anciennes, marqué par l’identité celtique a été conjointe à la résistance identitaire Ecossaise(Covenants), galloise et Irlandaise paradoxalement catholique en réaction contre le protestantisme hégémonique  britannique.

 

Vers les années 1850 jusqu’à 1911  pour fuir  la grande famine en Irlande les immigrants s’installèrent en grande masse au État-Unis où ils importèrent halloween et leur manière de vivre.

Au-delà de la tradition chrétienne où le pape Grégoire instaure la Toussaint déclarant que ce jour le (1er novembre) et la veille le (31 octobre) les morts seraient  célébrés, d’où le mot de  Halloween ("Allhallowmas" en Celte), contraction de : "All Hallow" (tout ce qui est saint) et de "Even" (la veille) il n’en reste pas moins que cette tradition chrétienne  est à l’origine, complètement païenne.

Si donc l’église a repris  l’emplacement symbolique calendaire précédent pour placer son panthéon, de l’abîme profond de l’inconscient des peuples, toujours surgissent les fantômes de ce que l’on a voulu effacer, nul n’échappe aux archétypes profonds !

Ainsi sortent encore des tombeaux les squelettes phosphorescents, les sorcières grimaçantes  montées sur leurs balais et « Jack-o’-lantern »  parcourant le pays sans lieu entre enfer et paradis.

Mais plus profondément, conjointement avec l’archéologie, beaucoup d’études et de recherches ont été conduites sur la littérature médiévale de grande et petite Bretagne autant dans les pays de langues anglaises que sur le continent permettant aujourd’hui de mieux comprendre la mythologie Celtique.

 En effet c’est par les textes médiévaux irlandais et gallois que nous pouvons approcher la symbolique de Samain.

C’est la conversion des peuples celtes au christianisme et, en premier lieu de leurs élites, qui fait entrer l’Irlande dans le moyen âge européen. Changement de religion mais pas de classe sacerdotale semble t’il : Si le druidisme s’efface, certains druides sont les premiers convertis et deviennent les prêtres de la nouvelle église. L’apport des nouveaux enseignements au substrat celtique va donner naissance à ce que l’on appelle le christianisme celtique. 490 Les moines de Killeany  puis Colomba 563 à  Iona.

Les druides ne voulaient pas inscrire leurs mythes et leurs connaissances sur un support écrit, mais privilégiaient une transmission d’homme à homme par la parole, ce qui ne laisse hélas pas beaucoup de trace pour l’histoire. Paradoxalement ce sont donc les druides irlandais et gallois nouvellement  convertis au christianisme et au livre qui ont écrits et transmis un peu de l’héritage celtique.

 Cette conversion spirituelle interroge sur la puissance du message chrétien, son cœur évangélique d'amour d'autrui, sa validité ainsi reconnue par les druides venait-elle comme un accomplissement suite à un long chemin ?

Ou plus matériellement cette conversion est-elle le jeu logique de la dégradation d’une culture privée de ses pouvoirs d’autonomie politique après cinq siècles de prêches, de pressions militaires et de prosélytisme ?

Ou plus simplement ces convertis ont-ils pris ce qu'ils leurs semblaient le plus juste pour en faire une synthèse, se reposer et ainsi ne pas être dans un état de résistance perpétuelle à la  nouvelle modernité spirituelle de cette époque ?

Nous savons aujourd’hui comment les imaginaires religieux ou idéologiques sont instituant et modifie avec le temps une société sous la pression du nombre.

 

Ce sont donc les plus anciens contes et récits  irlandais et gallois connus et rédigés à cette époque, comme les « Mabinogion », qui nous donnent peut-être la meilleure trace de ce que fut la poétique mythologique celtique. Les mabinogion parfois appelés les Quatre Branches du Mabinogi. Ce sont quatre textes écrits en moyen-gallois (langue en vigueur du XII siècle au XVI siècle ), élaborés à partir de deux manuscrits, le Livre Blanc de Rhydderch dont la rédaction s’étale de1380  à 1410, et le Livre Rouge de Hergest qui est daté approximativement de 1350.

Tous ces écrits  vers le XII siècle  donne la base à  Geoffrey de Monmouth pour rédiger « l’histoire des rois de Grande Bretagne » et de la Vita Merlini en 1149, qui pour partie lance le roi Arthur et ses chevaliers de la table ronde à la conquête littéraire de l’Europe  médiévale avec pour univers ce que le poète Jehan Bodel au XIII siècle nommera pour la première fois « La matière de Bretagne ».

 

L’ouverture des « sidhs »

Pour en revenir à Samain, c’est l’ouverture des « sidhs » qui est au cœur  de ce moment de l’année.

Le « Lebor Gabala Erenn » (Livres des conquêtes d’Irlande) écrit par les clercs au XII siècle déroule l’histoire mythique de l’Irlande depuis l’origine et les sept peuples qui se sont succédés sur la terre d’Irlande. Les avant-derniers arrivants  les Tuatha Dé Danann  (les gens de la déesse Dana ) sont des dieux druidiques qui viennent de quatre îles du Nord du monde : Falis, Gorias, Finias et Murias. Pour s’installer, ils éliminent les "Fir Bolg" lors de la « Première bataille de Mag Tuireadh ». Mais à la fin  ils devront combattre les derniers arrivants les fils de Mile (les Gaëls actuels) à la bataille de Tailtui  Pendant cette bataille ne voyant aucun vainqueur possible sans s’exterminer tous, la  Morrigane déesse des batailles les incite à conclure un accord de paix.A cette époque mythique fut donc établie une charte qui précisait le partage en deux parts égales : les Tuatha dê Danann reçurent la moitié inférieure du monde, le sous-sol, les hommes fils de Mil reçurent la moitié supérieure, la surface.

Ainsi donc dans la mythologie Brittonique, le jour où la race des hommes triompha de la race des dieux marque la fin cette période mythique* où le surnaturel était maître incontesté de la terre, et le début d’une période nouvelle où les hommes et les dieux cohabitent sur ce même pays. La puissance des dieux vaincus restait non négligeable : maîtres de la fertilité du sol, ils pouvaient réduire les hommes à merci en leur refusant les produits alimentaires.

C’est ainsi que les dieux, rentrant dans le sol, prirent possession de ces tertres, cairns, tumulus mégalithiques préhistoriques ou monticules naturels, où le celte encore aujourd’hui, le paysan irlandais reconnaît  les résidences des fées et des génies de « L’ Autre Monde ».

La résidence souterraine d’un dieu particulier est appelée Sîdh, c’est ainsi que les tertres et les grottes et les eaux profondes appartiennent aux différents dieux, tel Sîdh est la demeure de « Lug », tel autre attribué à « Ogma » et tel autre encore à « Cernunnos » le magicien cornu, dieu de la ré génération de la vie.

 

 

 

 

Demeures naturelles où habitent, des forces spirituelles, les dieux, la  vouivre de la fertilité, les sauvages dragons  mais aussi les démons (les ‘Fomôir’ Celtiques) qui rôdent dans l’hinterland, bref tout un univers participant du monde féerique.

Le temps de Samain est le moment de l’année ou les hommes rencontrent le plus facilement les dieux, les sidh s’ouvrent, mais  attention les divinités (forces psycho spirituelles) sont porteuses du destin tissé par les Nornes et la rencontre est parfois surprenante et aventureuse..

 

 

Posté par Laurent85440 à 23:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 octobre 2019

Le rêve de l'Ours - Fête de l'endormissement de L'Ours 2019.

Une fête de patrimoine et de tradition Gauloise à la Maison Longue.

Dimanche 13 octobre 2019 à 15h.

L'Ours et le Rêve ?

Ours d'Avalon

 

Une fête en deux parties, une en automne,

  et une autre au printemps avec le Réveil de l'Ours !

Nous fêterons donc le 13 octobre 2019, sous forme de fête familiale théâtrale comique et poétique donc : L'endormissement de l'Ours qui retourne pendant l'hiver à sa caverne pour dormir..... et rêver.

La caverne de l'ours s'ouvre comme dans le monde du rêve, sur le gigantesque univers onirique sans limite de la création  des formes, des idées, des images originales,issues du cosmos,générées par la psyché .

Pourquoi  l’Ours, animal totem ?
 
La tradition ancestrale primordiale archaïque a beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes, dans l'investissement qu’elle fait dans un imaginaire populaire des êtres de la nature, comme les animaux.
L'ours se présente dans l'imagerie légendaire comme le double de l'homme, mais un double beaucoup plus puissant tant en force physique, en force vitale et sexuelle, mais surtout en capacité à rêver ! ( L'ours en hibernation dort et rêve une grande partie de l'hiver) .
Longtemps en Europe le roi des animaux ne fut pas le lion mais l’ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l’homme. Les cultes dont il a fait l’objet depuis la préhistoire et plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l’imaginaire et les mythologies jusqu’au cœur du Moyen Age chrétien. De bonne heure l’Eglise chercha à les éradiquer dans un contexte où les lieux et les figures ancestrales totémiques sacrés antiques celtiques ou chamaniques, liées à une pratique dévotionnelle, s’opposaient ou faisaient de l’ombre aux conceptions de l’Eglise. Pendant près d’un millénaire rien ne fut épargner pour supprimer cet animal tant physiquement que symboliquement : massacres de grande ampleur, diabolisation systématique, transformation du fauve redoutable en une bête de cirque, promotion du lion sur le trône animal. A l’heure de la conservation de la bio diversité l’on comprend peut être pourquoi cet animal européen soulève encore, comme le loup, tant de polémiques autour de sa survie ?
Dès les premiers temps du christianisme, l’Eglise avait pris l’habitude de manipuler ou de modifier le calendrier, Cela permit à celle ci d’étouffer – sinon éradiquer au fil du temps dans le monde des campagnes la plupart des cultes rendus aux divinités païennes, aux figures mythologiques, aux astres, aux forces de la nature et, surtout au animaux.
Aidée par des récits hagiographiques soulignant combien les hommes de Dieu étaient plus forts que les bêtes sauvages, petit à petit le culte des saints se superposa aux anciennes fêtes cultuelles ursines .
Pour les Gaulois, l’ours légendaire est l’animal doué de la force brutale du fauve dont naissent les dynasties royales de guerriers invincibles.
C'est donc par sa force et sa capacité à rêver que le monde mégalithique, puis celtique, l'a associé à la fonction royale et à la caste guerrière.
Le nom gaulois de l'ours était « Artos » ou « Artus »,  racine que l'on retrouve dans le légendaire nom du roi « Arthur ».
La capacité de l'ours en hibernation de rester à dormir, de rêver dans une caverne au sein de la terre mère était vue par les anciens, comme la capacité royale d'être en lien, par le monde du rêve avec la dimension onirique de l'univers sans l'imite.
Cette qualité demandée à la fonction royale qui est « de voir loin » et d'être par le rêve en communication avec les dieux était une expression de haute valeur.
Les anciens avaient inscrit cet animal, comme : Grande Ourse, gardienne du pivot du ciel celle qui donne la haute direction éternelle du Nord.
Pour nous-mêmes, peut être, pouvons nous retrouver, dans nos profondeurs archaïques imaginaires,  en chacun de nous, la sagesse, unie à la force, à l'image de l'ours. 

Sources : Voir le livre de Michel Pastoureau « l’Ours, Histoire d’un roi déchu » éditions du Seuil

 

 Doc

La fête de l'Ours à Prats-de-Mollo dans les Pyrénées-Orientales

 



 

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11 septembre 2019

Maison Longue d'Avalon pour y faire quoi ?


 

Maison Longue d’Avalon,

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Pour y faire quoi ?

Lieu pour y célébrer la roue du temps qui tourne autour de nous, la roue des huit fêtes de l’année archaïque naturelle terrestre biotopique européenne.

Célébrations poétiques sui generis sous la responsabilité du vénérable du lieu.

 Ce lieu est dédié à la célébration de  l’instant perpétuellement passant de l’esprit de connaissance immanente de l’esprit, le regard est tourné vers le perfectionnement de soi-même et l’éveil.

Le lieu est sous l’ adombrement de la Grande Déesses Blanche. D’Anna, Belissama, Brigantia, Marie Mère divine. Déesse Mère Divine

Un rituel de dévotion est au minimum effectué par jour ou plus selon : méditation chants, étude de texte.

 

Rituel-Puga

Le lieu comme accueil des personnes.

Concrètement :

Le lieu est un lieu de célébrations poétiques des huit grandes fêtes ANCESTRALES du pagus du terroir de Mervent- Vouvant., avec repas communautaire, souvent sous forme de dimanchade.

Maison Longue

 

Le culte rendu à l’univers uni -l’UU- et à nos divinités, est principalement un repas communautaire à expression gauloise, nourriture partagée, en bio, bière, cervoise et viandes peuvent être au menu.

Lieu de retraite et de ressourcement

Le lieu peut accueillir une ou deux personnes pour des retraites de refuge et de resourcement sur une période déterminée.

Dans la mesure du possible, comme dans tout lieu de retraite spirituelle il est rythmé par un temps de méditation journalière, temps de marche en forêt  et moment de travail de service.

La cuisine est bio, végétarienne ou sans gluten (Pas d’alcool, pas de tabac durant ces périodes).

Pour infos supplémentaires prendre contact au 06.80.27.00.33.

 

 

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